Rire pour ne pas pleurer & Pleurer pour oublier

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LE THÉÂTRE TOUJOURS

DRAME ET TRAGÉDIE

COMÉDIE OXYMORONIQUE

RIRE POUR NE PAS PLEURER

PLEURER POUR OUBLIER

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Ce DVD est la mise en scène de la pièce dont j’ai déjà couvert le contenu. Permettez-moi de le rappeler. Je traiterai du DVD lui-même ensuite, donc plus bas.

LE TEXTE

Réécrire l’histoire, qui plus est récente, pour le théâtre est une aventure périlleuse et difficile. Jean-Marie Besset ici réussit à donner une pièce intéressante relativement fidèle à l’histoire mais dont la psychologie des personnages est sa propre interprétation.

Jean Moulin est une figure mythique — c’est-à-dire entièrement reconstruite par les historiens et qui plus est les politiques — dans un but déclaré de construire autour de lui une unité nationale absolue. Personne n’ose critiquer d’une façon ou d’une autre ce chef historique de la Résistance française contre l’Allemagne Nazie. Personnes n’ose non plus justifier d’une façon ou d’une autre la trahison des politiques et des militaires qui ont accepté de s’associer à Hitler et aux Nazis sous la forme non républicaine de l’État Français, du Maréchal Pétain aux pires syndicalistes de gauche plus ou moins pour certains anarchistes comme Georges Dumoulin qui sombrèrent dans la collaboration.

Remarquons cependant que De Gaulle commua la peine de mort de Pétain en détention à perpétuité dans un lieu totalement isolé au nom de la bataille gagnée de Verdun. Tous les autres ont sombré dans l’oubli ou plus, comme Laval dont le château familial à Châteldon est rayé de la carte. « A Châteldon, le château est une forteresse. Fermé à la visite, emmurant dans le rejet et le déni le fantôme de son dernier propriétaire, Pierre Laval. L’enfant maudit du pays est radié de la postérité. Passez votre chemin… » (La Montagne, 8 août 2014).

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La responsabilité de l’arrestation de Jean Moulin est un sujet qui a fini au tribunal mais le juge a refusé de tranché sur la vérité historique ou non de la thèse d’un historien mettant en cause une personne particulière, ancien résistant et communiste, mais en même temps rappelant fermement que l’historien ne doit en aucune façon en rester à une seule source d’information, et celle retenue par l’historien en cause menait à la conclusion qui fut la sienne mais d’autres sources auraient pu mener à d’autres conclusions, dont celle retenue dans cette pièce. Le juge n’a donc pas tranché sur le fond mais a clairement rappelé que l’éthique des historiens exige la prise en compte de toutes les sources disponibles sans en privilégier une seule.

Dans cette pièce le texte clairement dit que le dénonciateur est René Hardy, alias Didot, responsable du réseau sabotage de la SNCF et donc probablement CGT et PCF, piégé sexuellement à plus de quarante ans par une agent de 20 ans de Klaus Barbie sous le nom de Lydie Bastien. Wikipédia dit : « René Hardy, dit Chauvy, alias Bardot alias Didot, né le 31 octobre 1911 à Mortrée (Orne) et mort le 12 avril 1987 à Melle (Deux-Sèvres), est un résistant et écrivain français, technicien de la SNCF, célèbre pour la controverse autour de son rôle dans l’arrestation de Jean Moulin et du général Delestraint. » Tout cela est pour le moins glauque mais la vérité n’a jamais été révélée et Klaus Barbie dans son procès de 1987 n’a pas donné la réponse attendue, bien que les « notes » et autres documents de Klaus Barbie saisis ou collectés après la libération pointent dans une autre direction, celle que le juge dont je parlais plus haut a refusé d’endosser ou de rejeter, car pour ce juge ce n’est pas à la justice d’écrire l’histoire. Et je ne suis pas sûr que la « vérité » donnée par l’exécuteur testamentaire de Lydie Bastien, une mégalomaniaque notoire et évidente qui ne révéla son rôle qu’après sa propre mort, soit la « vraie vérité » et pas une sorte de vengeance posthume d’une femme dont la vie ne fut que scandaleuse.

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« C’est elle qui a fait arrêter Jean Moulin, Par Eric Conan, publié le 03/06/1999.

Elle s’appelait Lydie Bastien. Devenue en 1943 la maîtresse de René Hardy, elle fut à l’origine de la trahison fatale au chef de la Résistance. Le journaliste Pierre Péan élucide un mystère vieux de cinquante ans. » (L’Express, https://www.lexpress.fr/culture/livre/c-est-elle-qui-a-fait-arreter-jean-moulin_796887.html)

Ne serait-ce que sur ce point la pièce est controversée et d’une certaine façon provocatrice.

Le deuxième aspect intéressant mais délicat car plus que sensible dans la France de cette époque, est l’homosexualité clairement affirmée et mise en scène pour Jean Moulin et quelques autres personnages. La mise en scène est même choquante au début quand Jean Moulin est couché par des soldats allemands sur la corps nu d’un noir pour qu’il puisse satisfaire ses amours pour les nègres et pour les hommes. La même accusation d’homosexualité sera mise dans la bouche de Klaus Barbie. Mais cet élément est renforcé par la sœur de Jean Moulin qui l’authentifie, et par l’auteur qui pose une liaison homosexuelle à Londres et une sélection systématique de jeunes garçons de moins de vingt ans comme ses courriers ou ses associés directs.

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Pour la droite, fasciste ou chrétienne, deux accusations sont récurrentes contre les résistants : ce sont des communistes et/ou des homosexuels. Pour une certaine gauche dans la résistance, et en premier lieu les communistes l’accusation d’homosexualité est une cause et une raison d’exclusion, voire de liquidation. La pièce ne donne pas le raisonnement qui « justifie » cette attitude et c’est regrettable. Elle fait allusion à une possible révélation de cette homosexualité de Jean Moulin pour l’isoler dans la résistance, mais la vraie raison donnée par les communistes, c’est qu’une attache sentimentale de ce genre permet un chantage efficace de la part des Allemands ou de la police française dans le cas d’une arrestation. Soyons clairs certains dirigeants du Parti Communiste Français employaient cet argument encore au début des années 70. Notons de la même façon que dans la résistance il était important que toute attache sentimentale soit rompue. Les hommes vivaient donc seuls, isolés, avec des pseudonymes qui coupaient totalement les liens de mariage ou de famille qui auraient pu exister et qui effectivement existaient pour certains. Les femmes étaient de la mème façon soumises à la même protection. Le drame humain que la résistance et la déportation ont représenté pour des dizaines voire des centaines de milliers de personnes est inimaginable et la pièce ne fait qu’effleurer ce problème. Et la pièce ne mentionne jamais l’organisation triadique hiérarchisée de la résistance qui faisait que personne ne connaissant vraiment plus de deux personnes, et dès qu’une personne était inquiétée ou arrêtée les deux autres disparaissaient.

Ce qui est le plus clair car historiquement confirmé c’est le rôle de De Gaulle contre Churchill et Roosevelt qui ont tenté d’une part d’enrayer la résistance, au moins de la freiner, et en même temps de dépouiller la France de son empire colonial, pensant ainsi bien au-delà de la guerre elle-même qui après Stalingrad ne faisait plus le moindre doute. Et cela n’a pas vraiment changé car Trump a affirmé le 13 novembre 2018 : « Les Français « commençaient à apprendre l’allemand à Paris avant que les Etats-Unis n’arrivent. » (http://www.leparisien.fr/international/avec-ses-tweets-contre-macron-trump-exprime-la-colere-qu-il-ne-contient-plus-13-11-2018-7941855.php) Mais cependant cette pièce n’atteint jamais le niveau de l’Agitprop qu’on aurait pu souhaiter du moins pour certaines scènes, certains moments. La pièce se veut historique et donc crédible, et donc non politique en tant que telle. Cela enlève une importante dimension au théâtre quand il veut traiter de l’histoire ou de la politique.

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Certes on peut écrire autrement que Brecht ou Armand Gatti ou encore Jean Genêt. Il n’empêche que le texte est un peu faible par rapport aux enjeux politiques et humains. Le texte met cependant bien l’accent sur le secret, la clandestinité, les manipulations dans l’ombre de cette armée de l’ombre, mais elle ne met pas en lumière du moins suffisamment les positions politiques ou religieuses en cause. La question juive n’est pas prise en compte comme elle aurait dû l’être. Des dizaines et des dizaines de milliers d’adultes et d’enfants juifs furent cachés, protégés pendant cette période, beaucoup par des Catholiques, des Protestants, y compris des institutions ou des écoles chrétiennes, et cela ne transparaît pas.

Le soulèvement prématuré dont De Gaulle parle n’est pas suffisamment mis en avant comme une erreur tactique et humaine. Le cas du Mont Mouchet en juin 1944 est typique. La résistance non-communiste décida de concentrer des forces venues de quatre ou cinq départements, y compris dans des trains spéciaux frétés par la SNCF, dont certains de Clermont Ferrand au vu et au su des Allemands qui ensuite exterminèrent ces milliers d’hommes et de femme en les poursuivant de vallée en, vallée, d’impasse de relief en impasse de relief et les rares survivants furent accueillis par exemple par le docteur Lucien, Bonnafé dans son hôpital psychiatrique de Saint Alban en Lozère. Ce sont justement les groupes comme Combat liés à la SFIO qui se laissèrent aller à cette aventure condamnée par les Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) de fait jamais cités dans la pièce et cela est regrettable. Les communistes sont systématiquement dépeints comme avides de pouvoir, ce qui était en partie vrai mais seulement en partie. Ils étaient aussi avides de liberté et de patriotisme souvent teinté de nationalisme antiallemand.

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Le dernier manque important est une vision claire de la collaboration qui n’était pas nécessairement par amour de Pétain ou d’Hitler, mais qui était par simple souci de survivre. Il fallait bien travailler. Certains poussèrent cela jusqu’à exploiter cette clientèle allemande d’une façon ou d’une autre : en vendant leurs produits ou leurs services (tout en prétextant qu’ils y étaient obligés et que les produits et services étaient requis), des produits agricoles comme le vin, le lait, les fruits, ou des produits industriels comme l’automobile, parfois modifiés pour fournir l’industrie allemande des tanks et autres engins militaires. Mais aussi les services de toutes sortes, y compris la prostitution avec les Allemands pour quelques faveurs. Et en retour il faudrait signaler les exactions de certains maquis contre ces collaborateurs, parfois même sans preuves. Et ne disons rien du marché noir, uniquement possible du fait des rationnements qui ne sont pas vraiment mis en avant.

Ce sont ces manques qui font que le texte n’a pas la force qu’il devrait avoir et la tendance alors sera de le monter en voix et donc de pallier les manques historiques par la force vocale, force vocale typique de l’agitprop mais sur un texte qui n’est de l’agitprop, si bien que de nombreuses scènes de conversations, discussions parfois tendues deviendront des altercations qui ne vont pas de pair avec les dangers que ces altercations sous-entendent. Soit dit en passant, et cela est mentionné dans la pièce une fois rapidement, le sens de la discipline et de l’obéissance des maquis communistes renforçait terriblement leur efficacité, alors que les autres maquis étaient trop souvent perclus de divisions et rivalités.

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Tel quel ce texte manque de force historique même s’il montre et donne à lire des situations fondamentales, et c’est donc une bonne ouverture vers une sensibilisation à cette période historique.

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LE DVD

D’abord une remarque générale sur la mise en scène. Systématiquement les éclairages jouent sur l’ombre, l’obscurité et l’absence de lumière. Il s’agit bien sûr de l’armée de l’ombre et c’est donc signifiant. Mais justement il y a des moments cruciaux où un éclairage brutal serait justifié, brutal mais centré comme pour l’interrogatoire, en fait les interrogatoires. Certes à Londres c’est le black-out complet mais justement cela aurait dû permettre De mieux jouer sur des espaces ou des volumes réduits et clairement délimités de lumière plus vive et chaude. Le jeu de lumières aurait dû être systématiquement un jeu d’opposition ombre et lumière. Comment faire que la lumière des Nazis soit une lumière agressive ? Comment faire que la lumière de Londres soit une lumière contenue et donc presqu’intime ? Comment faire que la lumière de certains jours soit une lumière naturelle et chaude ?

La deuxième remarque est sur le jeu des placards, des armoires, qui servent de cachettes, de repères, de portes d’entrée et de sortie, de couloirs de passage d’ici à là, d’un lieu à un autre, d’un temps à un autre. Mais vu la présence importante du thème de l’homosexualité tenue nécessairement clandestine car elle devient une arme pour certains comme les Allemands, et un moyen de chantage pour d’autres comme certaines factions de la résistance, quand ce n’est pas une raison d’exclusion et d’élimination. Il est donc un peu difficile de ne pas voir que les personnages, surtout quand il s’agit d’hommes, sortent du placard, et justement le sens de cette expression est impossible puisqu’ils doivent rester dans ce placard. Ces armoires qui bougent sans cesse peuvent effectivement évoquer des lieux sans cesse changeants car les résistants, et Jean Moulin en premier, vont de planque en planque, de cachette en cachette, de placard en placard, jusqu’à ne plus être que dans une cage, une cellule, une prison, une salle de torture, la mort.

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On remarquera que la mise en scène a évité toutes les situations scabreuses. Ainsi le noir nu sur lequel Jean Moulin doit passer la nuit au début est devenue purement verbale et sans la moindre nudité. Les deux nuits passées avec Gorka sont elles aussi devenues très prudes. Ce n’est pas de la pudeur car le théâtre peut tout faire, tout montrer, c’est de la pruderie, et cela est regrettable car cela efface le sens. Parfois le texte laisse planer un doute mais la plupart du temps c’est une mise en scène qui élimine ces situations qui sont saisies comme scabreuses. Il est sûr que la nuit passée sur le corps nu d’un noir vivant serait en plus raciste comme elle l’est dans la tête des Allemands qui l’imposent. Mais alors le texte est trop faible.

Au niveau des acteurs celui qui joue Didot est définitivement trop jeune car il doit avoir quarante ans et il en est loin. Cela est gênant car cela supprime un élément fondamental. Didot tombe pour Lydie Bastien du fait de la différence d’âge. Il a deux fois l’âge de la jeune fille qui n’est même pas majeure à l’époque. Ce sens de concupiscence et de lubricité d’un homme bien assis dans son âge moyen avancé pour une jeune fille non majeure est effacé au profit d’une aventure sexuelle d’un jeune homme malgré le fait qu’il sait que c’est elle qui l’a livré aux Allemands lors de son dernier voyage en train, probablement pour augmenter la pression et s’emparer des documents qu’il transportait. Mais on se demande comment ensuite il a pu survivre dans la résistance s’il y est resté et face aux Allemands qui savaient son rôle. C’est pour cela que cette version de lma trahison ne me satisfait pas. Il est mort en 1987, peu avant le procès de Klaus Barbie et il a été blanchi deux fois après la guerre par des procédures judiciaires.

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Le jeu des acteurs est assez juste pour les femmes, sauf certains moments où leur jeu est forcé en voix et en attitude physique trop dure, tendue, raide, mais il est définitivement outré pour les hommes, pratiquement tout le temps. Les hommes hurlent, les hommes sont toujours en colère et en bataille entre eux et contre eux-mêmes, même De Gaulle. Cela est fortement regrettable et crée une atmosphère parfaitement hystérique qui empêche de comprendre comment l’unité peut naître de la diversité et non au-delà de l’hostilité, de la colère. Comment ne pas sentir que Didot, alias René Hardy, est trop hostile pour simplement être honnête dans son engagement. Il est sûr également que l’absence des FTPF, donc des communistes, alors même que le premier message de Londres ordonne de prendre contact avec eux, et surtout une absence accompagnée d’une condamnation systématique chaque fois qu’ils sont nommés, enlève, c’est évident, une crédibilité importante au Conseil National de la Résistance dans lequel les communistes ont joué un rôle essentiel. Mais là le texte porte à faux sur la question, car malgré ce que Trump a pu écrire les français de la résistance n’apprenaient pas l’allemand mais plutôt le russe, voire pour certains l’Italien ou l’Espagnol, que les réfugiés anti-mussoliniens et les réfugiés antifranquistes amenaient dans leurs poches et leurs besaces. Et d’ailleurs l’absence de ces composantes non-françaises de la résistance est aussi un élément gênant.

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Finalement on dira que les Allemands sont modérément typés par parfois un accent léger mais qui ne semble pas très naturel et des costumes qui ne sont pas nécessairement authentiques, comme le grand manteau de Klaus Barbie pendant l’interrogatoire. Le soin apporté au costume de De Gaulle aurait dû aussi permettre des costumes allemands plus authentiques.

Cependant la trouvaille de commencer et finir avec la mème scène normalement seulement à la fin dans le texte, scène dans laquelle De Gaulle ordonne « Continuez ! » est une trouvaille de mise en scène à la Stephen King. Cependant cela ne rompt pas le suspense car nous savons l’histoire et donc que ce début de mise en scène ne peut être que la suite à la mort de Jean Moulin, alias Joseph ou Jo Mercier, Rex, Régis, Max. Pourquoi tant de surnoms ? Parce que chaque surnom n’était connu que par très peu de gens. Il pouvait donc être en contact avec un nombre relativement important de gens sans que tous ces gens le connaissent sous le même nom, donc comme le même homme. Sécurité de l’organisation triadique dont j’ai parlé.

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Pour un enregistrement public il eut été intéressant de doter les acteurs de micros de prise de son. Cela aurait permis un meilleur montage son car trop souvent les voix sont emportées dans un bruit ambiant ou un flou sonore.

Définitivement une expérience nécessaire pour s’ouvrir à la discussion de cette période particulièrement sombre.

Dr. Jacques COULARDEAU

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THEATER, A LIFE DRAMA & A NIGHT-TIME COMIC TRAGEDY

https://www.academia.edu/35885997/THEATER_A_LIFE_DRAMA_and_A_NIGHT-TIME_COMIC_TRAGEDY

https://www.slideshare.net/EditionsLaDondaine/theater-a-life-drama-a-nighttime-comic-tragedy

L’essentiel de ce livre, car c’est un livre quand on atteint plus de deux cent cinquante pages et plus de cent douze mille mots, est en français, bien qu’il y ait des chapitres en anglais.

Le titre en façade n’est qu’un trompe-l’œil, un trompe-leurre qui est là pour vous inciter à ne pas en rester au maquillage de scène et aux apparences costumières. Il y a plus loin, plus profond des réalités alléchantes et inquiétantes, effrayantes et sublimes. L’humanité est une vaste entreprise cosmique phylogénétique qui n’en finit pas de se réinventer, de se remettre en scène, de jouer à l’officiel choqué et au prédateur clandestin.

Il y a en chacun de nous comme une volée de bois blanc qui se perd toujours dans l’ombre de quelque nuit passée à jouer au poker politrique, au bridge communautaire, à la belote tristounette, aux tarots prédicateurs d’une fin programmée qui n’arrive jamais.

C’est la force du théâtre de savoir aux trois coups du départ qu’il yaura une fin avec rideau baissé et applaudissement, même si parfois un peu parsemés. C’est un long périple auquel je vous convie, dans la terre gâte de l’imaginaire..

♯♫♯

The main part of this book, since we do have a book here when we reach more than two hundred and fifty pages and over one hundred and twelve thousand words, is in French, though there are a few chapters in English.

The title on the façade of this dramatic temple is nothing but trompe-l’oeil and baiting-snare intended to incite people not to stop at make-up level and costume illusions. There are farther and deeper realities both appealing and disquieting, both frightening and sublime. Humanity is a vast cosmic phylogenic enterprise that never ends re-inventing itself, resetting its own stage production, playing both shocked official and stowaway predator.

In every and each one of us there is like a good session of ass-caning always lost in the darkness of some night spent playing political poker, community bridge, gloomy black jack, and tarots that predicate and preach some programed ending that never comes ever.

That’s the power of the theater: you know when the curtain rises that three shots will be hit with one wedge and it will come to a falling curtain and a lot of clapping, even if at times the latter is slightly loosely scattered in the house. I invite you to this long journey in the wasteland of imagination.

Research Interests: Comedy, Poetry, Drama, Tragedy, Costumes, Illusion, Make Believe, Stage Design et History of the Theater

LE THÉATRE, UN DRAME VITAL & UNE TRAGI-COMÉDIE NOCTAMBULE

https://www.academia.edu/35886032/LE_TH%C3%89ATRE_UN_DRAME_VITAL_and_UNE_TRAGI-COM%C3%89DIE_NOCTAMBULE

Simple invitatiion à aller explorer le livre dans son entier.

A simple invitation for you to go and explore the book in its totality.

Research Interests: Comedy, Drama In Education, Drama, Theater and film, Tragedy, Costumes et Illusion

Jean-Marie BESSET

Jean Moulin : Évangile

2016

https://medium.com/@JacquesCoulardeau/jean-moulin-un-h%C3%A9ros-de-lombre-7bd5b37ae7f5

Written by

Dr Jacques COULARDEAU, PhD in Germanic Linguistics (University Lille III) and ESP Teaching (University Bordeaux II) has been teaching all types of ESP

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