Front Populaire 1936–1986–2021

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LE FRONT POPULAIRE VA AVOIR

85 ANS

Loin de moi de faire un panégyrique du Front Populaire qui n’est plus d’actualité dans la société d’aujourd’hui tellement les choses ont changé, même si la lutte pour l’égalité de tous et la liberté de tous, d’expression de mouvement, de travail, de pensée, de religion et bien d’autres encore sont toujours d’actualité. Mais les mobilisations de rue sont aujourd’hui les otages des commandos para-sociaux clandestins de ce que certains considèrent les banlieues alors que leurs organisateurs sont issus de la classe moyenne parfois supérieure. Le sens de l’aventure violente n’a pas de limites mentales et encore moins de limites sociales.

Plus donc que faire le panégyrique, je vais donner en accompagnement de documents visuels centrés sur le Front Populaire et son époque artistique quelques textes récents où je mets en abîme le Front Populaire comme un héritage culturel, tout comme la pièce de 1986, “36 Sans Épouvante et Sans Souliers », était principalement un montage de textes poétiques de l’époque et un accompagnement musical en chansons de l’époque aussi.

Les post 68tards sont tristes.

Mardi 2 Avril 2013, mise en ligne par Dr Jacques COULARDEAU À 14:05

https://drjacquescoulardeau.blogspot.com/2013/04/les-post-68tards-sont-tristes.html

Critique du livre :

JEAN-MARIE HORDÉ — THÉÂTRE DE LA BASTILLE — LE DÉMOCRATISEUR — LES SOLITAIRES INTEMPESTIFS — 2011

Comme nous entendons cela. Mais alors comment se fait-il qu’il ne parle pas du Théâtre National Populaire de Jean Vilar ? Pourquoi ne parle-t-il pas du Front Populaire qui fut de gauche même si forcé pour quelques décisions comme les congés payés par les syndicats et la grève, des démocraties populaires si chères aux communistes dont Jack Ralite est le seul cité avec nostalgie, de l’Université Populaire si chère aux parti socialiste, et surtout des organisations de culture populaire si chères aux organisations laïques ? Comment peut-il accuser Sarkozy, le second nom qu’il utilise, d’agiter le drapeau du populaire contre le drapeau du culturel ? Pire encore comment ne fait-il pas référence aux licences globales si chères au parti socialiste, aux verts et autres représentants de la classe moyenne qui se veut de gauche, mais avec beaucoup d’eau dans un vin tout au plus rosé. Or ces licences globales seraient la mort de tous les artistes qui veulent vivre de leur travail artistique et qui seraient pillés pour ne plus être qu’une peau morte sur des os desséchés après violences patrimoniales intensives.

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Il triche avec les mots et pour ce faire il oublie l’essentiel. On se demande ce qu’il veut dire quand après avoir dénoncé le populaire contre le culturel il écrit : « la classe populaire [fut détruite] en tant que telle, remplacée dans les têtes dirigeants par les pauvres et les précaires. » La classe populaire n’a aucun sens sociologique, sociométrique ou je ne sais qu’elle autre science sociale. Je connais la classe ouvrière, la classe bourgeoise, la classe moyenne, la classe paysanne, la classe petite-bourgeoise, mais la classe populaire je ne connais pas. Mais ce n’est là qu’un mot après tout, mais quel sens a-t-il ici car l’auteur semble regretter le bon vieux temps de cette classe populaire.

Par contre quand il dit « Le moi s’invente et s’élève et il ne se distingue jamais mieux que par amour. Le respecter, c’est d’abord lui rendre toutes ses possibilités, du rap à Marivaux, de la bande dessinée à Conrad, du rock à La Princesse de Clèves.» Il a oublié Bourdieu qui sait lui, chiffres et études en main, que chaque forme culturelle, que chaque genre culturel sont des pratiques et des attirances identificatoires et que l’on ne construit rien si ce n’est à partir de son identité qui est pour une bonne partie fixée avant l’âge de six ans. Il parle alors d’éducation et il s’agit alors de « faire aimer » ce que l’élève ne connaît pas. C’est le mythe de la pédagogie française standard des inspections générales : on ne part pas de ce que l’élève, l’enfant, le jeune pose comme son être, sa personnalité, son identité, mais d’un programme qu’il faut étudier, les professeurs disent d’ailleurs voir. C’est une logique de professeur qui méprise l’étudiant. Et je ne vois absolument pas pourquoi tous les élèves devraient tous aimer des genres différents pour le bonheur de leurs professeurs. Au lieu de partir des pratiques culturelles réelles des élèves et des étudiants, on part des exigences des enseignants qui savent ce qu’il faut savoir, car il ne s’agit que d’apprendre et pas vraiment quoi que ce soit d’autre.

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Il y a chez cet auteur un mépris pour le monde moderne qui fait frémir. « Numérisez le théâtre et chacun le verra chez lui, si ça lui chante. » Il peut ensuite clamer sur tous les toits de La Bastille à Batignolles qu’il veut permettre au maximum de spectateurs de voir le théâtre, mais il n’a rien compris au dernier siècle. Le jazz est devenu culturel grâce à la radio. Le rock est devenu culturel grâce à la vieille télé noir et blanc. Les médias que l’humanité invente permettent aux œuvres de circuler et d’atteindre des masses de gens que ces formes artistiques que ces médias transportent n’auraient aucunement l’occasion d’atteindre car ces gens sont trop loin du théâtre pour y aller, ils ne sont pas libres aux dates et heures voulues ou bien pire encore les représentations sont finies depuis des années. Le cinéma a permis à des œuvres musicales, théâtrales ou lyriques de couvrir le monde entier, du moins là où il y avait des cinémas. Puis la télé en a fait de même là où il y avait des télévisions. Le disque vinyle a relayé la radio et le CD a relayé la radio FM, et aujourd’hui le DVD relaie le cinéma et toutes les formes de spectacle vivant. Voilà que l’on peut réécouter et revoir l’Or du Rhin de Wagner dans la mise en scène de Patrice Chéreau et sous la baguette de Pierre Boulez. Ce n’est peut-être pas Bayreuth, mais c’est mille fois mieux que rien du tout. Guy Devos disait souvent qu’on peut acheter une maison pour trois fois rien, mais c’est qu’un DVD d’opéra ou de théâtre est une aventure inouïe jusqu’alors et sans égale à même trois fois rien.

Mais plus encore il y a chez cet auteur un passéisme qui vous donne des insomnies. « Rendre accessible, disait le vieux monde. Aujourd’hui, il est plutôt question de libre accès dont le sésame est le libre marché. » Rendre accessible en cet autrefois consistait à enseigner les classiques à la minorité de 25% maximum des jeunes qui allaient au lycée. Le libre accès et le libre marché ne veut pas dire le gratuit ni l’accès ouvert. Ceci étant dit, jamais l’immense masse de la population n’a eu autant accès à de la musique et s’ils ne peuvent pas tous aller au Stade de France pour un concert ils peuvent le vivre en direct à la radio ou la télé, en différé de la même façon, en enregistré sur CD ou DVD, etc., si on ajoute YouTube et l’Internet. Oui il y a chez lui un élitisme méprisant quand il dit « on peut se passionner pour ce qui circule, s’ébaudir qu’un spectacle créé à New York le 5 avril soit à Paris le 15 et à Berlin le 22, pourquoi pas ? Mais pourquoi ? En quoi cette vitesse a-t-elle la moindre valeur, que dit-elle de l’œuvre qui voyage ? » Elle ne dit que ce que le public qui la reçoit lui fait dire, et un public bien plus grand qu’autrefois peut la recevoir. Et ce n’est pas parce que c’est une œuvre qui circule qu’elle est mauvaise.

Mais il ne sait pas ce qui se passe sur la planète. Les opéras ou les concerts du Metropolitan de New York retransmis en direct sur France Musique, ce n’est pas nouveau. La retransmission en direct des opéras du Met, du Bolchoï et de quelques autres dans des salles de spectacle, de cinéma principalement sont en train de devenir monnaie courante, même si la France n’est pas encore à la pointe. Pensez donc au trois milles personnes d’un concert de Philippe Jaroussky au Théâtre des Champs Elysées relayé à des millions dans le monde en direct par radio et télévision, et maintenant par retransmission en salle de spectacle, puis repris par un CD, un DVD, une vidéo YouTube sur un ordinateur ou smart phone avec une qualité sonore de niveau FM.

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Si Jean-Marie Hordé s’emportait contre le piratage qui tue les artistes, contre les mashups qui massacrent le patrimoine — pas toujours d’ailleurs –, contre l’aberration des écoles et des universités françaises qui sont cinq à dix fois moins équipées qu’ailleurs en Europe en moyen de communications modernes que sont les ordinateurs pour chaque étudiant et l’Internet pour tous, et ce principalement parce que la catégorie professionnelle connue comme les enseignants sont contre ou ne savent pas s’en servir dans les matières autres que l’informatique et les sciences économiques. Et surtout les professeurs n’ont pas appris qu’ils ne sont plus le grand livre du savoir mais le grand libre du savoir faire : laissez les étudiants chercher eux-mêmes, et simplement guidez-les vers tel ou tel sujet, aidez-les à maîtriser les machines qu’ils utiliseront au travail dès qu’ils seront sevrés du servage académique et scolaire. L’art d’un bon professeur c’est d’amener des étudiants à faire ce qu’ils ont envie de faire et à partir de là de découvrir des choses nouvelles — les professeurs d’ailleurs peuvent eux aussi apprendre de cette façon avec les étudiants, à partir des étudiants. Mais pour Jean-Marie Hordé cela semble une hérésie contre je ne sais quelle culture non pas élitiste, simplement enfermée dans le temps de l’immédiat et l’espace du proche.

Mais il a raison sur une chose — sans le savoir. Le cerveau humain a un fonctionnement massivement parallèle et uniquement hiérarchisé. Tout ce qu’Homo Sapiens a produit et produira sera ainsi hiérarchisé. Il ne peut pas en être autrement. Maintenant que fait-on avec cette société hiérarchisée, avec ce langage hiérarchisé, avec ces expériences existentielles, circonstancielles, situationnelles de chacun qui sont toutes identificatoires pour chacun de nous et hiérarchisées ? Comment on crée la diversité dans la confrontation et la mise en commun, c’est une autre affaire d’abord et avant tout au travail, dans la vie quotidienne. Quand on voit les querelles sans fin et les clivages politiques créés par les hommes et femmes politiques sur la question du mariage pour tous, on se demande vraiment si l’homogénéisation dont parle l’auteur est vraiment réalisable demain matin.

Dr Jacques COULARDEAU

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Ave La Mamma, Charles

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CHARLES AZNAVOUR — ՀԱՋՈՂՈՒԹՅՈՒՆ — HAJOGHUT’YUN

WRITTEN BY Dr Jacques COULARDEAU Oct 1, 2018· 4 min read

https://jacquescoulardeau.medium.com/ave-la-mamma-charles-54d561c88f09

et sur Amazon https://www.amazon.fr/gp/customer-reviews/R11L6E01UL98C0?ASIN=B00MU0EXMO

Dr Jacques COULARDEAU, PhD in Germanic Linguistics (University Lille III) and ESP Teaching (University Bordeaux II) has been teaching all types of ESP

Les 100 + Belles Chansons par Charles Aznavour

Il avait peut-être une autre force plus humaine, plus profonde, plus mystérieuse qui vient de son origine arménienne qui a réussi à traverse les années 30 et 40 pleines de surprises, et de drames les plus tragiques, les plus horribles : “nous avons fermé nos cœurs à tout jamais, à tout jamais pour…” et la suite n’est pas très glorieuse. Nos cœurs s’étaient ouverts en 1936 avec le Front Populaire, mais ils se sont fermés dès 1938 en Espagne et puis à Munich et encore plus tard avec la guerre elle-même.

Il est de ceux qui ont gardé l’espoir dans cette période contrainte et contradictoire et en crooner qu’il fut il exprima souvent cet espoir dans l’amour pour celle qui avait capturé ses yeux et son cœur, et pourtant son amour était trop souvent du “chagrin d’amour”. L’oubli chez lui rime trop souvent avec l’espoir comme si l’amour ne pouvait exister que dans cet oubli, dans cette brume qui brouille la mémoire et pourtant rien ne peut l’effacer. Il ne reste alors que “pleurer au creux de mon épaule”.

Ah ! Montmartre ! ce souvenir, cette émergence, cette force vitale qui monte au ciel plus haut que le Sacré Cœur pour ces rêveurs d’artistes qui se voient comme des étoiles au ciel glacial de l’hiver réchauffant de leur lumière douce les cœurs de ceux qui n’ont pas toujours un refuge ou du chauffage. La Bohème restera toujours pour moi un cri au cœur de la nuit dans une chambre froide avec de la glace sur les vitres de la fenêtre, et ces rêves que j’ai en grande partie perdus et en petite partie réalisés. Dieu à ce moment-là qu’Aznavour était grand.

Et l’autre monument qui restera toujours dans ma mémoire troublée et torturée, même bien au-delà de ma mort prochaine, c’est cette Mamma qui est un hymne à la mort comme une élévation au-delà de la tourbe et de la boue du marécage humain. Ave Maria, pour sûr, Ave La Mamma, pour toujours. Nous sommes tous, les hommes, des enfants de la Mamma et peu importe ce que les mécréants peuvent dire La Mamma est notre torture et puissance la plus profonde dans notre tripes prises de tant de polypes qui nous emportent, dans nos jambes qui ont couru tant de kilomètres dans les bois et les parcs et qui courent encore dans nos cauchemars.

Et il a probablement trouvé les plus beaux mots sur les homosexuels en son temps qui sont encore vrais et vibrants au temps des gays et autres LGBTQ. Il en profite même pour rejeter les machos sexistes et agressifs et il se fait fier dans son personnage de clown malheureux et “comme ils disent” il reste fasciné, pris dans l’étau du désir quand il voit, il rencontre une bel éphèbe qui est comme une friandise de la vie, et ils peuvent dire comme ils disent tout ce qu’ils veulent, il chante ces hommes qui savent dire “je suis un homo”.

C’était bien avant le monde d’aujourd’hui et il était un pionnier. Je vous laisse à votre peine et vous ne finirez jamais de vous souvenir car nous n’avons rien oublié.

Dr. Jacques COULARDEAU

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MOUSSERON RICHARD BROUTCHOUX TRIADE INFERNALE

Dr Jacques COULARDEAU, Feb 9, 2020· 2 min read

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https://www.academia.edu/41921272/MOUSSERON_RICHARD_BROUTCHOUX_TRIADE_INFERNALE

https://www.researchgate.net/publication/339137278_MOUSSERON_RICHARD_BROUTCHOUX_TRIADE_INFERNALE

Jules Mousseron, Louis Richard, Benoit Broutchoux,

Culture Populaire ou Culture Ouvrière ?

Dr. Jacques COULARDEAU

Symposium International « Problèmes de Glottopolitique », Université de Haute Normandie, 20–23 Septembre 1984.

XVe Congrès international des linguistes : Québec, Université́ Laval, 9–14 août 1992 : les langues menacées

Jacques Coulardeau et Alain Guillemin participaient ensemble à ce Congrès.

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Jules Mousseron
Le Poète-Mineur qui fut majeur en son temps
De Lens à Courrières
Il était de l’assistance publique, d’où son nom donné par une personne qui, vrai ou faux mousseron, aimait les champignons des prés …

Louis Richard
Le marionnettiste à tringles
Qui révolutionna la marionnette de Roubaix
Louis Richard je l’ai adoré. Son théâtre de marionnettes, je l’ai adulé …

Benoit Broutchoux
Le mineur anarcho-syndicaliste
L’arc-en-ciel Ni Dieu Ni Maître
Si vous avez regardé avec soin l’affiche en bas à gauche de la première page d’illustrations, annonçant un débat sur Benoit Broutchoux le samedi 2 octobre 1993 à 15 heures, un des intervenants étaient votre serviteur, si servir est un but dans la vie quand on voit tant de gens se servir comme si le monde était à leur service …

Publication Date: 1986

Publication Name: Editions La Dondaine

Anarcho-syndicalism * Miner-Poet * Rod marionnettes

Histoire Anarcho-Syndicaliste

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DANIELLE TARTAKOWSKY

Danielle Tartakowsky a été administratrice provisoire de l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis de juin à octobre 2016, après avoir présidé l’établissement depuis le 9 juillet 2012.

Danielle Tartakowsky est spécialiste de l’histoire sociale et politique dans la France du 20e siècle. Ses recherches concernent plus spécifiquement l’histoire des mouvements sociaux et des mobilisations collectives pour les périodes de crise qu’ont été 1934–1936 et 1968. Pour cette histoire une gare sans trains est une victoire même si cela nie le droit au travail de milliers de personnes. Le Coup de Prague est le modèle de la Révolution Moderne. Les mouvements de grève dure comme en 1936, 1947, 1948, 1968 sont les modèles du propgrès social, même si Danielle Tartakowsky ne parle pas trop de 1947 et 1948 où des grèves insurrectionnelles pilotées par des staliniens français plus que notoire n’ont rien apporté aux travailleurs, sinon de la répression pour tous.

Elle enseigne à l’université Paris 8 depuis 1997, après avoir été enseignante dans le secondaire, de 1970 à 1984, puis maître de conférences à l’université Paris 1, de 1984 à 1997.

Danielle Tartakowsky dirige l’école doctorale “Pratique et théorie du sens”, de 2006 à 2010. Elle est membre du conseil d’administration de l’université Paris 8 de 2006 à 2008. Elle actuellement à la retraite.

Biographie mise à jour en octobre 2016, et enrichie par mes soins le 3 janvier 2021.

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Dr Jacques COULARDEAU, PhD in Germanic Linguistics (University Lille III) and ESP Teaching (University Bordeaux II) has been teaching all types of ESP

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