Cagouilles et Ragouilles qui Farfouillent chez L’Mathoux(touille)

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LAURENT MATHOUX — LES ESCARGOTS MEURENT TOUJOURS DEBOUT — 2020

Eddy Rosco, rock manager à Clermont-Ferrand, est prêt à tout pour accompagner un groupe vers la réussite, y compris troquer sa splendide Cadillac rose candy contre un vulgaire fourgon de poissonnier.

Quand il cherche un batteur, il veut absolument recruter Léon qui vit au milieu des escargots avec un père tyrannique : Joe Locatelli.

Mais entre l’héliciculture de Joe, le jardin urbain partagé bio juste en face, et le voisin d’à côté qui répand du Roundup sur ses cultures intensives, la tension est palpable sur les parcelles du Puy de Montaudoux. C’est au cœur de ce mauvais western qu’Eddy Rosco va parvenir à éloigner Léon de ses plants de cannabis. Il lui faut ce batteur extraordinaire, doté d’un pied droit prodigieusement agile. Bien sûr, Eddy a bien entendu parler de la mauvaise réputation que traîne le fils Locatelli. Mais le manager espère parvenir à le cadrer.

Il n’est pas au bout de ses peines…

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VOL ET ENVOL DE CADILLAC FLEETWOOD 1955 ROSE

Le tracteur — oh ! Pardon la Cadillac Fleetwood 55 rose à la Elvis Presley, Dieu ait son âme — s’envole et l’escargot Gros Gris ou Demoiselle perd pied dans ce foutoir musicalement disjoncté. Francis Blanche, qui fut en son temps un humoriste féroce, s’en tortille encore dans sa tombe en expliquant à Max Favalelli — ou serait-ce Joe Locatelli ou je ne sais quel Niccolo Paganini ou Jarosław Pijarowski ? — pourquoi ces sacrés p*** d’escargots semblent ne vouloir mourir que sur leur p*** de pied — et donc guéris et vivants après passage aux urgences gastronomiques — dans sa pièce « Les Escargots meurent debout » de 1964 — comme Elvis Presley qui cette année chantait « J’ai besoin de quelqu’un sur qui m’appuyer » et il s’agit bien de quelqu’une Demoiselle, escargot ou non — car ils meurent, ces escargots, comme beaucoup d’autres bestioles ventre à terre, mais pour eux le ventre étant le pied, il ne peuvent mourir que sur pied et donc debout. Aussi lumineux qu’une éclipse en plein midi. Et ce que je dis est vrai. Vous pouvez vérifier à l’Institut National de l’Audiovisuel

Mais il s’agit de musique enfin ? Eh bien, quoi ? Nous y sommes en plein dans le mille du mitan de la rège, autant que cinq sur cinq sont « mitano mya mitano » en lingala.

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Oui certes, mais la musique d’un trio pas d’un quintette amplifié et plus ou moins rock managé par un érudit collectionneur bravache, obèse et exhibitionniste de vinyls, Eddy pour les intimes, mais Rosco pas Mitchell et ses Chaussettes Noires qui n’ont pas besoin de se laver plus d’une seule fois, juste avant la sortie de l’usine car Omo lave plus blanc, mais seulement dans la seule nuance seulement blanche de tous les seuls gris — gros ou pas — y compris l’esseulé noir, seulement noir. Ni d’ailleurs le quintette — on le sait puisque c’est un trio, une triplette, une triade tripanade tout comme les tritons qui la triturent, la tripanade — le quintette donc belge Roscoe et leurs « Choses piégées dans nos esprits », comme quelques sangliers dans un champ de maïs ou dans une ferme d’élevage d’escargots, héliciculture qu’ils disent, à ne pas confondre avec les « Choses piégées dans mon esprit » de Kid Cudi, et cette chanson-là est prise dans la clôture électrique d’Apple Music qui empêche les gastropodes musicaux de fuir dans la nature à la Copyleft et les gastropodophiles de venir opérer une razzia d’escargots dans la réserve de Joe Locatelli, mobilier en bois de palette et maison en pisé et parpaings pur béton naturel gaulois — Vercingétorix oblige !

Mais après avoir pensé cela, une Sainte Cécile transgenre, Eddy dans le texte, plus obèse que moi tu meurs, se met à cogiter une Ode sereine à quelque sirène, Alice dans le texte qui se veut au-delà de quelque trou de lapin que ce soit, mais Léon Locatelli a besoin d’une personne pour s’occuper de lui de façon quotidienne sur qui il puisse s’appuyer, bien qu’autiste et cherchant un contact et une dépendance qu’il rejette dès qu’il la trouve, et ce n’est pas une Pinky du film de 1949 qu’il rencontre, mais un Pinky plus infantile dans sa créativité qu’adulte et qui s’enferme dans une solitude mentale qui l’empêche de vraiment atteindre le monde extérieur qu’il n’arrive pas à voir du fait de ses « yeux-nombrils », comme Jimi Hendrix les appellerait, ou serait-ce un nombril oculaire attaché au cul de la Cadillac Fleetwood 55 rose qui va tout droit à Cadillac, Gironde, l’hôpital psychiatrique bien connu qui rime d’ailleurs avec un des vins de Bordeaux les plus réputé, les Graves et le Sauternes de l’autre côté de la Garonne, à une enjambée de pont, et est donc entre deux vins de l’entre-deux-mers. Et cette Alice-Léon-Pinky-Eddy — ALPE en anachronique acronyme — unique qui n’arrive pas à atteindre le ciel, faute d’un pluriel salvateur. On peut monter le chemin des pénitents musicaux rock and roll ou autre de La Chaise-Dieu à genoux mais encore en faut-il au moins deux. C’est cette unicité individualiste à trois, sinon quatre, que l’auteur met en scène comme une Lorelei prometteuse de réussite future, mais après l’hypnotique noyade individuelle dans les flots du Rhin.

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Ces artistes Clermontois qui voudraient bien jouer et réussir en bande, en sont bien incapables car chacun bande dans son coin sans la moindre empathie musicale qui permet de sortir de l’autisme, même Asperger comme pour Léon, le batteur qui en bat du pied droit salomonique ou salomonien à six orteils pour ne plus battre à une quelconque batterie omni-dominante et tyrannisante, qui vous tient pieds et poings liés, écartelé aux quatre coins d’un ring où il ne se bat que contre le spectre de je ne sais quelle mère abandominatrice absente et quel père brutalisateur qui s’abat sur Léon comme la misère sur les pauvres et les puces sur les chiens, sans oublier le covid-19 sur les complotistes anti-masques, et ce Léon Locatelli ne voudrait qu’une seule chose, pouvoir se recroqueviller dans sa coquille de gastropode Asperger qui pallie son pied gauche unique avec les ailes de son imagination fébrile et caractérielle lumineuse comme un Saint Livre de la Révélation Apocalyptique qui ne laisse au musicien enceint de sa musique que le choix de mourir en l’accouchant ou de la tuer en l’enfermant dans le cocon stérile de la différence marginalisante.

Vous ne pourrez qu’aimer ce conte diabolique, et Satan n’a pas suffisamment de noms divers pour couvrir l’entier du terrain, et ce conte luci-féérique ne peut passer que par la mort de qui hante l’esprit et même l’âme d’un génie autiste escargotique, j’entends qui ne peut jamais sortir de sa coquille refuge et qui est alors la victime du premier croquenot venu qui me vous l’écrase, l’autiste, comme d’autres écrasent les chenilles ou les limaçons, les doryphores ou les pucerons. Et c’est bien là le monde de la musique amplifiée rauque et râle à mi-chemin entre le ba-rauque gospel ou spiritual et le rap qui râle, martelant et laminant, niquant tout sur son passage car il n’y a dans ce monde que deux types de gogos, ceux qui niquent et ceux qui paniquent à la vue du seul acide hydroperoxyarachidonique (Larry R. Engelking, dans Manuel de la Chimie Physiologique Vétérinaire, Troisième Édition, 2015). Apprenez tout sur tout et en particulier les cagouilles qui sont l’anti-pendant des grenouilles, pied unique contre cuisses doubles.

Vous êtes soit enfermé dans cette carapace ou bien la victime des rapaces cadavériques de la normalité qui règne en Vénus aphrodisiaque aux Zéniths de notre terre auvergnate. Vous en regretterez le temps de la consanguinité partagée. Voilà ce qui arrive quand on amène du sang polonais dans un filon italien pur auvergnat de montagne. Faites comme les Pharaons d’antan, restez entre frères et sœurs : cela donne déjà suffisamment de transfusions sanguines combinatoires. Tout le reste n’est que noyade, ensevelissement et tsunami démo-culturel.

Dr. Jacques COULARDEAU

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RÉFÉRENCE INCONTOURNABLE

Francis Blanche à propos de sa pièce “Les escargots meurent debout”

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vidéo 04 oct. 1964 1239 vues 12min 17s,

https://www.ina.fr/video/CAF88035590

Lise ELINA introduit le reportage consacré à la pièce de théâtre “Les escargots meurent debout”, mise en scène par Francis BLANCHE au théâtre Fontaine et à laquelle participent Francis BLANCHE, Denise BENOIT, Jacques JOUANNEAU et Jean LE POULAIN. Le sujet est composé d’extraits de la pièce et d’une interview de Francis BLANCHE par Max FAVALELLI. Coiffé de différents chapeaux, le metteur en scène répond avec humour aux questions du journaliste, expliquant que sa pièce cherche à démontrer que la publicité a existé de tous temps. Il évoque aussi le thème de la santé traité dans la pièce.

Émission Le théâtre

Production Producteur ou coproducteur

Office national de radiodiffusion télévision française

Générique

Journaliste Paul Louis Mignon Max Favalelli

Conseiller scientifique Jean Manceau

Interprète Michel Roux Denise Benoit Jean Le Poulain

Participant Francis Blanche

Présentateur/trice Lise Elina

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METTEZ-VOUS AU VERT DANS LA VIGNE

DE CHEVALARD À CADILLAC VIA MIMIZAN

https://www.blogger.com/blog/post/edit/23935606/5501006193878203101

Laurent Mathoux va en étonner plus d’un avec son dernier roman, « Sous Pression ». C’est l’histoire d’un jeune obsédé sexuel parisien qui finit par se marier avec un cep de vigne appelé Marinella (comme la chanson de Tino Rossi, https://www.youtube.com/watch?v=f6wTxk39Wns), dites Marie c’est plus simple et moins guindé.

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Quand je te tiens là, sur mon cœur

Pour moi c’est un tel bonheur

Qu’aucun mot ne peut l’exprimer

Tout mon être est transformé

Et je voudrais que ce moment

Qui me trouble éperdument

Se prolonge éternellement

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Et c’est ainsi qu’il finira entre deux chiens Peugeot et Renault, un ado de 17 ans, presqu’un homme, Alex, fils de Marinella et d’un père exilé en export-import en Chine. Il va devoir apprendre à cultiver la vigne du vignoble de Marinella, et donc d’Alex. Mais Alex n’est pas bavard, alors ça ira à la lanterne ou à la chandelle, peu importe.

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Et dire qu’il fut parisien, instituteur de maternelle obsédé sexuel en direction des mères de ses charmants élèves. Mais à trop tenter parfois on se casse une dent et c’est ce qui lui arrive avec le mari handicapé physique d’une de ces « mamans » dragueuses qui a mis son mari dans le fauteuil roulant d’un coup de pétard parti volontairement par accident. Il fuit donc de Paris à Clermont-Ferrand et Aubière et devient le bureaucrate gratte papier sur clavier d’ordinateur à l’Inspection académique du Puy de Dôme responsable de la gestion des brigadiers remplaçants.

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Mais sa vie est compliquée et il devra laisser tout derrière. Son voisin, un certain Raoul Morhange qui n’en a qu’une qu’il fait échographier régulièrement pour éviter quelques remplacements, est un instituteur remplaçant plutôt barjot et tire au flanc, au flanc des volcans à Aubière. Difficile voisinage qui s’améliorera rapidement. Une certaine Jenny allemande prospère entre eux, qui est une manipulatrice du sexe qui ne cherche en définitive qu’à piéger un père sans qu’il le sache pour en tirer une pension alimentaire grâce aux conventions européennes. Qui réussira-t-elle à piéger dans son piège à bébés. Ce n’est pas simple. La route d’Aubière à Vichy en passant par l’Allemagne est des plus compliquée, mais simple à l’heure de l’ADN dont elle collectionne des échantillons chauds en diable de ses innombrables amants.

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Il rencontre dès le première jour une gitane qui fait un BTS et vit en ville. Et il tombe à cul et chemise en une heure environ avec elle, notre Tristan — comme Tristan et Isolde comme il dit une fois qu’il ne connait qu’en allemand et attribue à Wagner alors que Wagner n’est qu’un des derniers venus sur ce bateau de l’Irlande à la Cornouaille en passant par la Bretagne et qui fut rédigé par écrit en français normand du 11ème siècle et existait plus profondément en Gallois, en Cornouaillais et probablement en Breton et en Irlandais bien avant dans la tradition orale, donc dans des langues celtes et donc avec des racines dans le celte gaulois pour sûr, racines à retrouver, mais personne ne connait la littérature orale gauloise écrasée et détruite par la conquête romaine. Dieu ait l’âme de Jules César, un JC entre autre au tournant d’un millénaire.

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Et il est alors le gadjo de ladite Rosette et de sa famille, les Klaxon, dont il côtoie sans le savoir un des oncles historiques au café d’Aubière tous les matins vers six heures, un dénommé Jojo qu’il ne connut jamais sous son nom patronymique, jusqu’à sa mort : et c’est lui qui le découvre mort dans sa voiture un matin devant le café La Taupinière. Et le voilà transformé en taupe mortuaire.

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Et c’est ainsi qu’il est mêlé à la résurrection de l’attraction familiale des Klaxons détenue par Jojo Klaxon et enlisée dans la broussaille depuis les années quatre-vingt ou deux frères se moururent l’un l’autre sur le mur de la mort de cette attraction. Inutile de dire que Raoul et Rosette (un choix imposé par l’éditeur RevoiR j’imagine) font un beau couple et quand on ajoute le couple Raoul et Tino — une autre allusion à Tino Rossi, décidément — sur les motos dans l’attraction de ce mur de la mort en lutte mortelle — ou presque — pour les beaux yeux et la rose de Rosette on a une merveilleuse trinité faite pour la classe moyenne plus ou moins cultivée qui a envie d’avoir des émotions fortes par intermédiaires plus courageux que simplement téméraires.

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Mais le sujet central est l’Education nationale et son fonctionnement de triste machine à normaliser les têtes mises au carré bien plus par l’école de la république que par la télévision aux plus de cent chaines aujourd’hui alors que la vision scolaire reste le maître normalisé — en fonction du quartier où il officie — aux besoins, souhaits et normes de la classe sociale de chacun de ces quartiers. Le maître ne fait que transmettre des savoirs et des savoir-faire qui doivent être absolument en osmose avec la position sociale des familles, et peu de mixage social s’il vous plait, et surtout pas ethnique. Les écoles d’application pour la classe supérieure, sinon l’enseignement privée, catholique ou pas. Les classes pour voyageurs sur les terrains communaux de ces voyageurs pour les Gitans. Et le moyen de gamme — d’une gamme si avachie qu’on dirait à peine une taupinière dans une prairie à vaches — pour le restant des populations socialement déprimées ou ethniquement marginalisées sinon ghettoïsée.

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La charge est lourde mais l’Education Nationale en a vu d’autres — comme l’église catholique — et les contestataires ou ceux qui veulent faire les choses autrement n’ont pour eux que la porte soit vers les échelons supérieurs de l’université s’ils supportent, ou bien les établissements industriels qui peuvent avoir un peu plus de liberté pédagogique, ou encore le privé encore, mais le privé qui ne joue pas le jeu de l’Education Nationale et de l’éducation privée sous contrat. C’est d’un sinistre ! Le pire des vices dans cette institution est la peur panique de la pédophilie et tout instituteur — notez pas institutrice — qui a des rapports trop proches, en confiance, de grand frère est suspecté d’avoir des tendances de mauvais aloi, alors qu’en fait dans cette profession c’est bien plus celui ou celle qui garde des distances bien fermes et claires qui révèle sa peur de surtout ne pas apparaître comme il ne faut pas — et Freud nous dit tout de suite que qui ne veut pas paraître est trop souvent inconsciemment ce qu’il ne veut pas paraître.

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Mon dieu comme les choses deviennent compliquées ! Peut-être qu’il est plus simple d’enfourcher une moto et de monter au mur de la mort, ou bien d’aiguiser des sécateurs et de faire la vendange après avoir effeuillé la vigne un mois plus tôt pour que les raisins encore verts puissent mûrir, bien que tirer les cavaillons restent la chose la plus amusante de tout cycle de travail viticole. Il est vrai qu’il me manque en souvenir le cheval et la charrue qui déchausse le rang de vigne avant de tirer les cavaillons. Mathoux suit sa Marinella et parle de désherbage. Un peu court. Mais il est vrai qu’au temps des tracteurs parfois volants il est difficile de voir un cheval et une charrue au mitan des règes de vignes.

Dr. Jacques COULARDEAU

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https://www.blogger.com/blog/post/edit/23935606/1274241021889380282

METTEZ LE MATHOUX DANS LE MOTEUR DU TRACTEUR

Qui ne connait pas les Flying Tractors ? Uniquement les ignares et les incultes. (https://myspace.com/flyingtractorsofficiel/music/songs)

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Qui n’a jamais vu ou entendu un vol de tracteurs, naturellement volants, passer au-dessus d’une église d’Auvergne ou d’un château fort en ruines du Massif Central ? Uniquement les gens qui ne savent pas que la vie c’est dehors et pas dedans, c’est dans la nature et pas dans leurs lits, c’est les bras ouverts à tout ce qui vit dans le monde et pas les doigts fermés et crispés sur leur bout d’andouillette de 15 centimètres avec lesquels il ne feront jamais une andouille de deux mètres, comme le père de De Gaulle. Onanisme assassin ! Laissez les vivre que diable ! Chacun de nos « somes » (de nos hommes ?) de couleur, vous savez les chromos chromiques et chromatiques, a le droit à l’aventure et à rencontrer l’ovule de son choix, dans une botte de foin dans la salle de bain.

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Et ne voilà-t-il pas que ces Flying Tractors que j’ai dû entendre à Mauzun lors d’un festival de clowns arrêtent de se masturber stérilement le citron et l’un d’eux, un transfuge j’imagine, au nom prédestiné, se prend pour un félin malin, un mathoux à griffes, le Laurent, et il se lance tout seul dans l’aventure de l’écriture, chromatique j’imagine pour que cela sente bon la peinture. Et il imagine un Parisien déraciné de son quartier totalement pavé et galeté et il vous le transpose en Auvergne comme s’il n’était qu’une vulgaire patate plantée à dix centimètres de profondeur dans un jardin du côté de Montferrand.

Il est sûr que cet apprenti jardinier qui a oublié que la terre ne donne que ce que les tracteurs la défoncent nous entraine dans une histoire sinon sanglante du moins glauque qu’il décrit, notre chat sauvage en ces termes :

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« Tristan est un séducteur compulsif et torturé, un spécialiste des amours contrariées. Depuis son adolescence, il fraye dans la capitale comme un poisson dans l’eau jusqu’au jour où une rencontre tourne au cauchemar. Obligé de quitter Paris en urgence, il est muté à Clermont-Ferrand. L’adaptation à la vie provinciale est délicate pour ce citadin insensible aux charmes de la nature. Ses nouveaux amis issus de la communauté des gens du voyage sont tellement particuliers. Sans parler de son voisin motard irascible et barbu… SORTIE été 2017. »

Il ne manque plus que Yseult, et la grande histoire d’amour, de viol et de trahison sexuelle et sensuelle peut commencer. On est au plus profond de l’horreur médiévale de je ne sais quel Roi Louis ivre mort et pourtant bandant comme un âne.

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Mais les amours féodales ne passent pas toutes seules dans notre société de consommation. Encore faut-il se crowdfunder et notre Félin Malin nous révèle de pot aux roses et vous êtes les roses de ce pot de fleurs : « Je vous sollicite à nouveau pour souscrire à mon prochain roman SOUS PRESSION, un thriller de terroir qui va bientôt paraître aux Editions Revoir. Seulement, il me faut une centaine de préventes pour lancer les rotatives. » Si vous croyez que je vous mène en bateau, vous avez tort car en fait je vous mène en cageot et vous pouvez vérifier que mon information est directement tirée de derrière les fagots, là où justement je planque mes cageots de courgettes et de piments forts du Chili, ou du Pays Basque si vous voulez rester Européen. Plus d’infos à www.cageot.jimdo.com.

Je ne me dois d’ajouter qu’une seule note de l’auteur qui me rend un peu frigide, on disait couille molle de mon temps en Bordeluche, car cet auteur s’imaginerait-il qu’on perdrait du temps à vouloir le psychanalyser? Pourquoi pas aussi par-dessus le marché et en prime gratuite . . . bôf quoi au juste, peu importe ?

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« Note de l’auteur : Je voudrais mettre à l’aise les futurs (res) lecteurs (trices) de ce roman. S’il est écrit à la première personne, il ne repose en aucune manière sur mon vécu. Contrairement au personnage de ce récit, j’ai des parents aimants et attentionnés, mon épouse est formidable et mes amis sont tout à fait fréquentables. »

Peut mieux faire, mon frère, et franchement nous n’en avons rien à cirer — et vous savez ce que cirer veut dire — que vos amis prennent une douche tous les deux jours, se parfument comme le Roi Soleil et soient des amours mignons comme des petits marquis au lit de Molière un jour de banquet à Auteuil (voir Jean-Marie Besset pour les détails en perversité).

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Laurent Mathoux

3 rue Bayard 63170 Aubière

EMAIL tractors007@aol.com

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Dr. Jacques COULARDEAU,

Psychothérapeute d’engins motorisés

Aussi connu comme Pompagrattons

Mais uniquement pour les Maréchaux, et leurs boulevards bien sûr.

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Written by

Dr Jacques COULARDEAU, PhD in Germanic Linguistics (University Lille III) and ESP Teaching (University Bordeaux II) has been teaching all types of ESP

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